jeudi 17 juillet 2014

[Chronique] Tapis rouge de James Patterson & Marshall Karp



Tapis Rouge
James Patterson & Marshall Karp

L'archipel
360 pages
22€

4ème de couverture:
Si le cinéma est un art, tuer en est un autre. À Manhattan se déroule un festival de cinéma, Hollywood sur Hudson. New York regorge de célébrités du 7e art et la foule se presse chaque soir autour du tapis rouge pour apercevoir les stars. Les autorités ont confié au NYPD Red, une unité d'élite de la police new-yorkaise chargée de protéger les intérêts des VIP le soin d'assurer la sécurité du festival. Manque de chance pour l'inspecteur Zach Jordan et sa nouvelle partenaire et ancienne petite amie, la superbe Kylie MacDonald, un producteur mondialement connu, meurt empoisonné dans la salle à manger du Regency avant même l'ouverture du festival. Puis c'est un acteur vedette qui est assassiné en plein tournage... La ville est en émoi. D'autant que le tueur semble avoir planifié chaque meurtre avec une minutie diabolique, comme s'il s'agissait du scénario d'un blockbuster. Zach et Kylie n'ont pas de temps à perdre. Il leur faut arrêter le tueur avant que les tapis ne deviennent tous rouge sang!

Mon avis:

Je remercie les éditions l'Archipel pour l'envoi de cet ouvrage.

J’ai été enthousiasmée par la présence des thèmes du cinéma et de la célébrité intégrés dans un roman policier. Tapis rouge sort des autres romans que j’ai pu lire dans ce même genre. L’effet de réel est surprenant. On alterne les points de vue du criminel et des enquêteurs. Nous avons donc parfois en tant que lecteur plus d’informations que le criminel ou alors nous avons déjà le script du prochain meurtre avant les inspecteurs.

Le suspense est au rendez-vous ainsi que l’originalité. En effet notre sérial killer ne manque pas d’imagination pour commettre ses crimes. Décors, témoins, effets,… tout est soigneusement préparé.

J’ai beaucoup aimé le style d’écrite tout comme les personnages. Une bonne dose de folie pour notre sérial killer et de sympathie pour le duo d’enquêteurs. Une belle alchimie qui nous embarque dans une aventure entraînante et originale.

Le duo d'agent est agréable à suivre. Nous avons d'un côté Kylie, de classe, un peu hautaine et ayant une vie parfaite. De l'autre, Zach un peu mal dans ses baskets et obligé de faire équipe avec son ex dont il est toujours amoureux.  

Ce roman ce lit très vite. Ce fut une très belle découverte où j'ai pu encore une fois admirer le style de James Patterson. Voilà donc un auteur qui ne déçoit jamais. 

jeudi 1 mai 2014

[Partenariat] W.A.R.P (Tome 1) L'assassin malgré lui de Eoin Colfer

W.A.R.P (Tome 1)  L'assassin malgré lui
Eoin Colfer


18.50€
400 pages
Gallimard Jeunesse

4ème de couverture:
Riley, un orphelin de l'époque victorienne, se retrouve projeté dans le XXIe siècle, bientôt suivi par son maître, le diabolique Albert Garrick, illusionniste et tueur à gages, lancé sur ses traces et celles de Chevie Savano, la plus jeune et la plus intrépide des agents du FBI.
Une hallucinante course-poursuite à travers le temps. Riley et Chevie sortiront-ils vivants de cette traque implacable? Pourront-ils empêcher le redoutable Garrick de s'approprier les clés du programme W.A.R.P. et de changer le cours de l'Histoire?



Mon avis:
Je ne saurais dire si j’ai aimé ce roman ou non. C’est une première pour moi mais cette chronique risque d’être quelque peu confuse.

Tout d’abord, j’ai mis beaucoup de temps à finir ma lecture (plusieurs mois!). Je n’ai pas eu le petit truc qui fait qu’on a envie de rouvrir le livre et de le finir.

L’histoire est pourtant atypique. Nous suivons une jeune agente du FBI un peu hautaine et parfois agaçante.  Cette jeune fille peut parfois faire preuve d’une grande intelligence comme d’une grande stupidité. Elle est chargée de la garde d’une machine qui peut envoyer et faire revenir des gens du passé. Normalement, c’est une mission simple et la machine devrait rester inactive mais devinez quoi, elle va fonctionner et envoyer un criminel de l’époque victorienne et son apprenti au 21eme siècle. Une mission pas si facile finalement où notre jeune agente n’a pas le droit à l’erreur.

La relation ou l’association entre Chevie l’agente et Riley l’apprenti aurait plus être plus poussée selon moi. C’est surtout les réactions de Riley face à ce monde moderne qui m’ont déçues. On a parfois le droit à un grand étonnement et d’autre fois à une sorte de passivité. Le criminel Garrick est plus crédible, assez imprévisible mais il redonne du pep à l’intrigue.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages que j’ai eu du mal à cerner et le manque de réalisme de l’histoire (surtout dans les réactions des personnages) ma souvent dérangé. Un bilan donc mitigé mais ce n’est que mon avis personnel et je vous invite à vous faire le vôtre car ce roman est bien écrit et le concept de l’intrigue est inédit.

mercredi 12 mars 2014

[Partenariat] Les Sentinelles du Futur de Carina Rozenfeld





Aux éditions Syros
Collection Soon
298 pages
16,50 €

Résumé :

2359. La Terre est à l'agonie. Mais à New York, une poignée de femmes et d'hommes qui se déplacent dans le Futur l'ont promis : l'avenir est radieux, ils l'ont vu de leurs propres yeux. Le jeune Elon, élève à l'Académie et doté d'un pouvoir exceptionnel, rêve d'entreprendre ce voyage vers une époque meilleure. 


2659. Un ennemi invisible a attaqué la Terre. Nuts est une survivante. Sa ville est en ruine, la planète entière est dévastée. Et si le seul espoir possible venait du passé ?


Je remercie les éditions Syros pour ce partenariat qui m'a beaucoup plu.

Mon avis {en quelques mots} :

Ce livre est le deuxième que je lis de Carina Rozenfeld. J'ai déjà lu La quête des livres-mondes, que j'avais beaucoup aimé. Le style de l'auteure est fluide et l'intrigue est bien construite. On alterne entre le point de vue d'Elon en 2359 et celui de Nuts en 2659 à travers son journal intime.

J'ai véritablement accroché à l'idée du voyage temporel. La question qui se pose dans le livre de savoir s'il faut ou non intervenir dans le futur m'a aussi touchée.

Les personnages sont attachants. Je me suis souvent retrouvée dans les pensées d'Elon. Le couple imopossible des deux meilleurs amis d'Elon,  Micko, une jeune asiatique, et Gérème, un biologiste, m'a aussi émue.

Pour finir, Les Sentinelles du Futur est un livre dystopique prenant et drôle qui vous fera voyager, sans même une faille temporelle, de 2359 à 2659, sans que vous ayez besoin de quitter le XXIème siècle !!

dimanche 9 mars 2014

[Chronique] Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier


Prodigieuses créatures
(Remarkable Creatures en anglais)
De Tracy Chevalier
Aux éditions Folio
2009
432 pages
8.40 €

En 1804, à l'âge de 25 ans, Elizabeth Philpot s'exile de Londres pour une petite station balnéaire appelée Lyme Regis, en compagnie de ses deux soeurs. Toutes trois sont destinées à être vieilles filles. C'est là qu'Elizabeth rencontre pour la première fois Mary Anning, une enfant des plus singulières. En effet, elle a été frappée par la foudre lorsqu'elle était encore un bébé et y a survécu. Elle passe aussi ses journées sur la plage, sale, à chercher des curios, c'est-à-dire des fossiles, qu'elle et sa famille revendent aux touristes pour subsister. Mais les curios sont plus qu'un moyen d'avoir de l'argent pour Mary Anning. C'est toute sa vie, une passion qu'Elizabeth Philpot va partager et qui les rapprochera toujours, malgré leur différence d'âge et leurs rivalités.


Selon moi, ce roman est assez atypique. Tout d'abord, les deux héroïnes ont des défauts assez proéminents et leur amitié n'est parfaite. Cela confère du réalisme au roman tout en accrochant le lecteur. Mary et Elizabeth ne sont ni totalement des héroïnes, ni des anti-héroïnes, elles sont profondément humaines et c'est ce qui fait leur charme.
Puisque nous parlons de l'originalités des personnages, je dois aussi vous dire que le fait qu'Elizabeth Philpot soit une vieille fille m'a un peu surprise au début. Je m'attendais à ce qu'elle soit ennuyeuse mais ce n'est qu'un cliché : il s'agit d'une femme étonnante et qui s'émancipe au fil du roman.
La trame du livre est elle aussi peu banale : Mary et Elisabeth, deux femmes du tout début du XIXème siècle, sont des chasseuses de fossiles ! Cela est encore plus étonnant quand on sait qu'elles ont réellement existé.

Ce livre alterne les points de vue d'Elizabeth et de Mary. Au début du livre j'ai été un peu désarçonnée. En effet je m'attendais à un langage soutenu, or Mary emploie du langage parlé. Mais on oublie vite ce petit détail, fortement justifié du reste puisque Mary est d'une famille pauvre et ne sait ni lire ni écrire au début de l'histoire.

Ce livre est aussi très intéressant du point de vue historique car nous pouvons voir quelle était la place des femmes dans la communauté au XIXème siècle, et dans le milieu scientifique. Bien que romancée, nous lisons aussi la biographie de Mary Anning et celle d'Elizabeth Philpot, deux pionnières dans leur genre.

Prodigieuses créatures est un livre que j'ai vraiment beaucoup aimé. Il est très prenant et je le conseille à tous !

Un plésiosaure, créature qui fut pour la première fois découverte en 1821 par Mary Anning.

dimanche 2 mars 2014

[Chronique] L'Assommoir d'Emile Zola


L'Assommoir d'Emile Zola
Le tome VII de la saga des Rougon-Macquart
Chez Folio Classique
517 pages

L'Assommoir est paru en 1876 et, pour reprendre les termes de ma quatrième de couverture, a déclenché une nouvelle bataille d'Hernani. Il a fortement divisé les journalistes et critiques littéraires de l'époque. Pour ma part, mon avis est catégorique (mais c'est peut-être parce que je l'écris toute seule !).

Ce roman naturaliste pose la question suivante sur l'Homme : jusqu'où peut aller la déchéance de l'être humain ?
L'histoire est celle de Gervaise, une jeune femme de 22 ans au début du livre. Elle a deux enfants, Claude et Etienne, et a rejoint Paris avec Lantier, leur père mais avec qui elle n'est pas mariée. Quittée par celui-ci, elle est seule pour nourrir ses enfants et exerce le métier de blanchisseuse. Elle ne tarde pas à se marier avec Coupeau, un zingueur (un ouvrier qui travaille à poser du zinc sur les toits). Celui-ci est droit et honnête et tous deux mènent une vie agréable. Mais, après un accident qui l'a tenu immobilisé des mois durant, Coupeau devient de plus en plus oisif et se met à boire, faisant progessivement couler la blanchisserie de Gervaise. On assiste peu à peu à la déchéance des personnages, à leur abêtissement. Gervaise sombre peu à peu dans l'apathie et l'alcool, ne distinguant plus le bien du mal et se souciant uniquement de manger.

Gervaise, qui est le personnage principal de ce livre en raison de son appartenance à la "dynastie" des Rougon-Maquart, est très attachante, jusque dans sa déchéance. Elle représente la faiblesse, et celle-ci la consumme progressivement. De concession en concession, même impalpables, elle s'éloigne de son idéal de jeunesse et n'attend plus que la mort. Son mari, Coupeau, représente lui aussi une sorte de faiblesse. Après son accident, il ne parvient plus à se reprendre en main et sa paresse le conduira à la mort.

Cette fresque est impressionnante et représente fidèlement le Paris des bas-quartiers de l'époque, le mauvais (comme les Lorilleux, parents de Coupeau et incarnations de l'avarice) comme le bon avec Gouget, amoureux transi de Gervaise, qui jusqu'au bout est bon et honnête, et Lalie, petite fille déjà femme par son courage.
Le but de ce roman pour l'auteur de se placer aux côtés du peuple en montrant la dureté de ses conditions de vie. L'alcool a une grande place de ce roman et son titre, L'Assommoir, est d'ailleurs le nom d'un bar où était fabriqué du vitriol et qui est témoin de la déchéance de Coupeau et même de Gervaise.

Ce livre est un coup de coeur pour moi. Au contraire d'être ennuyeuse, la description minutieuse du Paris de l'époque et des conditions de vie de ses habitants est très intéressante. Je me suis facilement attachée aux personnages, pour lequels (pour la plupart) je ressentais de l'empathie.
Quand je lis un roman d'Emile Zola - j'ai aussi lu La fortune des Rougon, qui est le premier tome de la saga, et Thérèse Raquin - je ne peux m'empêcher d'être à la fois horrifiée et fascinée. C'est un sentiment assez étrange mais que j'apprécie - et là c'est vraiment étrange -, c'est un des ces romans qui me mettent mal à l'aise parce que je suis emportée dans ma lecture et que je souffre et que je suis heureuse en même temps quand je lis.

Pour finir, c'est un livre que je vous recommande. Ne vous laissez pas impressionner par son titre de "classique" et n'allez pas croire - comme je l'avais cru - qu'il est assommant. Ou alors il l'est, mais dans le bon sens du terme ! Et dites-moi si vous vous êtes sentis mal à l'aise comme moi, et si vous en avez lu de semblables, je suis preneuse !

mercredi 1 janvier 2014

[Partenariat] Big Easy de Ruta Sepetys


Big Easy
Ruta Sepetys 

Gallimard Jeunesse 

octobre 2013
448 pages
16.50€

4ème de couverture:

Années 50 à La Nouvelle-Orléans. Josie Moraine, 17 ans, n'a pas tiré le gros lot. Fille d'une prostituée qui n'a rien d'une mère attentionnée, elle grandit dans une maison close du Quartier français, celui de la mafia, des affaires louches et des gens sans avenir. Pourtant, Josie a un rêve : quitter cette ville, surnommée The Big Easy et pourtant si peu "easy", pour entrer à Smith, prestigieuse université du Massachusetts.
Impliquée dans une histoire de meurtre, dépouillée par sa mère et endettée, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l'argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela... et ceux qui l'aiment le savent bien.

Dans la chaleur de La Nouvelle-Orléans, on se bat avec Josie contre le sort qui s'acharne, on vibre sur la moto de Jesse, et on se persuade avec Dickens que les "grandes décisions façonnent notre destinée".



Mon avis:

Je ne savais pas trop quoi penser de ce roman en lisant le résumé mais il fut une très belle découverte. Je suis définitivement fan de Ruta Sepetys.

Ce livre nous fait passer par un peu près toutes les émotions : de la joie à la peine, du dégout à l’admiration, de la déception à la victoire. J’ai été schotté par la plume de l’auteur qui encore une fois arrive si facilement à nous émouvoir et à nous remettre en question.

L’héroïne de ce roman est sensationnelle. C’est une jeune fille simple presque banale qui à une la malchance de naître dans une famille dans le milieu de la prostitution. Femme de ménage dans une maison close on pourrait croire qu’elle va plonger dans ce milieu à son tour et pourtant elle ne rêve que d’une chose : aller étudier. Voilà de quoi nous surprendre et nous toucher pour nous qui avons tous eu le droit à l’éducation (et qui n’étions pas toujours content d’avoir ce droit). Nous suivons donc son parcours, sa vie ses victoires et ses échecs sur une toile de fond plutôt sombre. Mais dans ce tableau ce détachent des personnages attachants comme des personnages répugnants.

Le style d’écriture et l’histoire sont prenant à tel point qu’on ne lâche plus ce livre. Une belle histoire, une leçon de vie, un coup de cœur encore une fois pour Ruta Sepetys.

Ce roman est surement ma plus belle lecture de l'année! 

Ruta Sepetys : «  Quand j’ai écrit Big Easy, j’ai voulu parler d’identité et de famille. J’ai appris que parfois, les familles que l’on construit sont plus fortes que celles dans lesquelles nous naissons. On définit souvent les héros comme ceux qui accèdent à la renommée ou à la célébrité . Big Easy est dédié aux véritables héros-les gens qui se battent contre tout espoir pour être les auteurs de leur propre vie. Ils nous enseignent que nous pouvons tous apprendre à voler même si l’on nait avec des ailes cassées.»


lundi 2 septembre 2013

[Partenariat] Une planète dans la tête de Sally Gardner


Une planète dans la tête
Sally Gardner

Gallimard Jeunesse
26 septembre 2013
254 pages
16€

4ème de couverture:

Depuis que ses parents ont du fuir la répression d'un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la "zone7", celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence... Dyslexique, il subit a l'école brimades et humiliations jusqu'au jour ou il se lie d'amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s'évader sur Juniper, la planète qu'ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace... Ont-ils été supprimés ?

L'avis de Julie:

Je remercie l’équipe des éditions Gallimard Jeunesse pour l’envoi de ce service presse avant même sa sortie en France.

La 4ème de couverture m’a assez intriguée et les citations m’ont tout de suite mise l’eau à la bouche. Le titre, bien que très original, m’a semblé un peu étrange (et j’avoue qu’il m’aurait surement un peu repoussé si je l’avais trouvé en librairie). Mais une fois la lecture finie, je dois dire qu’il est quand même très bien choisi car il représente à lui seul l’univers de nos héros.

Je ressors de cette lecture dévorée en à peine deux heures avec une histoire terminée qui reste dans mon esprit. Beaucoup d’idées traversent ma tête et me font réfléchir sur la notion d’espoir, de hasard, de chance, sur la vie tout simplement. Rare sont les lectures qui me touchent à ce point-là et Une planète dans la tête en fait partit. Ce roman c’est 254 pages d’émotions, d’aventures, de rencontres inoubliables.

Sally Gardner m’a touchée avec son style simple accessible à tous et qui va droit au but. Elle m’a emportée dans la vie de Standish, jeune garçon qui vit de rien avec son grand-père dans un secteur isolé. Différent par sa dyslexie qui l’empêche de lire et d’écrire mais aussi par son imagination il est la cible de tous ses camarades. De tous sauf un : Hector son voisin, son unique ami. Ensemble ils se créent un nouveau monde où ils pourraient être heureux, ensemble et libre. Nous sommes emportées dans leur univers plein de rêves, d’espoir et d’innocence. Mais un jour Hector et sa famille disparaissent. Sans son second pillier l’univers de Standish si soigneusement inventé s’écroule. Mais pourtant il va se battre, contre les plus forts, se révolter jusqu’au bout.

Standish est un héros inoubliable, très attachant. J’ai tout de suite adoré le suivre et j’avais juste envie de rentrer dans le roman pour l’aider. Sally Gardner fait de lui un symbole fort de toute l’histoire. J’admire ce personnage qui réussit à transformer sa différence en force et sa faiblesse en arme.

L’histoire se comprend à différent niveau. Je pense que les plus jeunes ne verront pas Standish de la même façon que les lecteurs plus expérimentés. Les chapitres sont très courts, les pages défilent et nous font découvrir un mélange de dystopie, d’histoire, de témoignage. Un mélange unique pour un livre qui l’est tout autant et qui pour moi mérite ses récompenses.

Pour conclure, Une planète dans la tête est un roman que vous devez absolument découvrir dès le 26 septembre que vous soyez petit ou grand. Une histoire émouvante avec un héros qui vous emporte dans son univers pour vous en relâcher avec des souvenirs plein la tête.

Ma note : 5/5 coup de cœur

"Je me demande si...
Si le ballon de foot n'était pas passé par-dessus le mur.
Si Hector n'était pas allé le chercher.
S'il n'avait pas gardé l'abominable secret pour lui.
Si...
Alors, je me raconterais sans doute une autre histoire.
Voyez-vous, les "si" sont comme les étoiles, innombrables."

lundi 26 août 2013

[Chronique] Pure de Julianna Baggott



Pure
Julianna Baggott 

544 pages
J'AI LU
3 octobre 2012
14.90€

4ème de couverture:
Depuis les Détonations qui ont ravagé le monde, Pressia vit avec son grand-père dans les décombres, la cendre et le danger. Demain, elle aura 16 ans, âge où la milice vous enlève pour entraîner les plus forts... ou achever les plus faibles. Pressia n'a plus le choix, elle doit se préparer à fuir. Au loin brille le Dôme : un lieu sécurisé et aseptisé où une petite partie de la population, les Purs, s'est réfugiée avant la catastrophe. Partridge n'a qu'une idée en tête : sortir. Mais comment survivre dans ce monde post-apocalyptique où tout est presque mort ?


L'avis de Julie:
La couverture est plutôt sympa et nous annonce tout de suite la couleur de l’histoire : noire. Et oui Pure est un genre de roman que je n’avais pas encore testé et qui m’a bien plu. Pour classer ce roman j’utiliserai l’expression « dystopie noire » car contrairement à Promise, La Sélection ou Glitch notre futur ne serait pas le monde idéal mais un univers beaucoup plus sombre.

L’auteur nous plonge dans un monde apocalyptique ou seule une minorité a survécu sans séquelle dans le Dôme. Les habitants du dôme sont formatés pour devenir des citoyens modèles comme Partridge. Jusque-là tout va plutôt bien. Mais ce qui change dans ce roman ce sont plutôt ceux qui n’ont pas la chance de faire partie de l’élite. Eux doivent se battre pour se nourrir, se battre contre la maladie, contre les autorités qui n’ont aucun scrupule à jouer avec eux. C’est dans ce monde que vit Pressia. Dans son monde les hommes ont fusionnés avec ceux qu’ils avaient en main lors de la catastrophe : elle s’en sort plutôt bien avec une poupée en guise d’avant-bras mais son grand père lui a ventilateur dans la gorge, d’autres ont leurs enfants dans leur corps ou des oiseaux dans le dos. Ces personnages à la tête dure et à la détermination incroyable sont la force de ce roman.

Pressia est un personnage incroyable. Elle va avoir 16 ans, l’âge où les autorités vous enlève pour vous former ou vous achever. Elle sait qu’elle va devoir abandonner la seule famille qu’il lui reste, son grand-père et pourtant elle garde espoir jusqu’au bout. C’est un personnage vraiment intéressant à suivre. Elle est poussée par sa détermination et on se demande bien ce qui va pouvoir l’arrêter si ce n’est sa mort.

Parallèlement nous suivons aussi Partridge. Lui est l’opposé de Pressia. Il vit dans le dôme et rêve d’en sortir. Lui aura la chance d’accomplir ce rêve. Mais il va vite se rendre compte que sa vie douillette n’était pas si inconfortable que ça.

Leur chemin se croisent et s’entremêlent pour finir par ne faire plus qu’un.

Le style d’écriture nous emporte dans cet univers sombre presque parfois trop dur. Le hasard semble prendre une grande place dans ce roman et nous rappelle que finalement la vie de nos personnages et la nôtre ne tient qu’à un fil.

J’ai beaucoup aimé Pure car ce roman sait se distinguer des autres dystopies qui inondent le marché des livres. L’histoire est plus centrée sur les personnages et par conséquent par leurs émotions, leur décision que par le monde dans lequel ils évoluent. Pure m’a retournée, m’a transportée et j’ai adoré.

Ma note : 4.5/5

"Elle veut y rentrer. Il rêve d'en sortir. Qui percera le secret du Dôme?"

jeudi 22 août 2013

[Partenariat] Animale (Tome 1) La Malédiction de Boucle D'or de Victor Dixen

Animale - La Malédiction de Boucle D’or 
de Victor Dixen

Gallimard Jeunesse
22 août 2013
17,90€ 
400 pages

4ème de couverture: 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les sœurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de es évanouissements fréquents ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil de son passé, elle découvre un côté obscure, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.
Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?

L'avis de Julie:
Je remercie les éditions Gallimard Jeunesse qui m’ont permis de devenir chroniqueuse et ainsi de découvrir avant sa sortie Animale de Victor Dixen.

J’aime beaucoup la couverture avec ce magnifique visage. Elle m’a tout de suite intriguée. J’étais donc très enthousiaste en commençant Animale et surtout très curieuse de la tournure qu’allait prendre ce remake de « Boucle d’or  et les trois ours » des frères  Grimm. Que ce soit l’originale ou cette nouvelle version, ces deux histoires m’ont toutes les deux emportées dans une aventure mystérieuse et passionnante.

Victor Dixen nous raconte avec Animale la véritable histoire de Boucle d’or. Blonde est une jeune fille placée dans un couvent depuis sa plus tendre enfance.  Les sœurs l’obligent à cacher sa longue chevelure blonde, à porter des lunettes teintées et à éviter toute lumière extérieure. Mais pourquoi toutes ces précautions pour une jeune orpheline ? Qu’ont-elles à lui cacher ? C’est ce que Blonde va découvrir en parcourant un témoignage, celui de Gabrielle de Brance.  Pour trouver sa véritable identité, elle va devoir s’enfuir dans un monde qu’elle n’a jamais connu et dont elle soupçonnait à peine l’existence.

Blonde est un personnage que j’ai adoré suivre et découvrir. On prend vite pitié de la petite jeune fille enfermée dans un couvant mais petit à petit on en vient à admirer le courage de la courageuse jeune fille qui lutte contre elle-même. Nous suivons Blonde durant les deux tiers du roman et nous enquêtons avec elle sur sa famille et la malédiction qui se cache en elle.

Le style d’écriture est envoutant. Victor Dixen m’a emporté dans son univers palpitant où passé, présent et futur ce mêle pour finalement ne faire plus qu’un. Car si l’on ne peut changer le passé, le futur ne demande qu’à l’être. Je me suis plongée dans Animale pour en ressortir la tête pleine d’aventure, de secret et d’admiration.  Bravo Victor Dixen, vous m’avez transporté du début à la fin dans votre histoire.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur revisite le célèbre conte qui a bercé notre enfance. En générale, je ne suis pas une grande fan des remakes mais pour celui-ci je dois faire une exception. Au début on ne sait pas trop où Victor Dixen veut nous emmener mais au fur et à mesure que les pages défilent un chemin de dessine.

Pour résumé, un roman entraînant qui vous entraîne dans les aventures d’une héroïne pas comme les autres pour découvrir ce qu’il est vraiment arrivé à Boucle d’or. Dans cet univers magique, historique vous découvrirez le destin de Blonde car comme le dit si bien William Bryan "le destin n'est pas une question de chance. C'est une question de choix: il n'est pas quelque chose qu'on doit attendre, mais qu'on doit accomplir". Alors prêt à suivre les choix de Blonde? 

Ma note : 5/5

lundi 19 août 2013

[Chronique] Barbe bleue d'Amélie Nothomb


Barbe bleue
Amélie Nothomb

180 pages
ALBIN MICHEL
22 août 2012
16.50€

4ème de couverture:
"La colocataire est la femme idéale"

L'avis de Julie {en quelques mots}:

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman et plus particulièrement de son auteur dans la presse. C’est pourquoi je me suis lancée dans Barbe Bleue sans trop savoir à quoi m’attendre vu que la 4ème de couverture reste plutôt vague. Serait-ce une reprise du célèbre conte de Charles Perrault ou quelque chose de totalement différent ?

Ce qui m’a le plus marqué dans ce roman c’est incontestablement le style d’écriture d’Amélie Nothomb. D’une fluidité étonnante et entraînante elle nous embarque dans son roman et nous fais vivre cette aventure avec elle sans que l’on voit le temps passer.

Barbe bleue m’a un peu retournée le cerveau dans tous les sens avec des réflexions philosophiques poussées (que j’avoue ne pas toujours avoir réussis à suivre jusqu’au bout du premier coup). Néanmoins elles restent vraiment intéressantes et nous propose un point de vue différent sur des sujets auxquels je n’aurais pas vraiment pensé. Bref, en cas d’insomnie vous aurez de quoi réfléchir toute la nuit.

Les personnages sont travaillés d’une manière incroyable. Fidèles à eux même du début à la fin, j’ai presque eu l’impression de faire leur connaissance en chair et en os. Et puis je dois dire que Amélie Nothomb a su me stresser tout au long du roman parce que la question qui se pose est quand même : jusqu’où s’inspirera-t-elle de la version originale ? Vous voulez la réponse ? Et bien bonne lecture alors ! 

Vous l’aurez compris j’ai adoré ! Ma note 4.5/5

Extrait:
" Quand Saturnine arriva au lieu du rendez-vous, elle s'étonna qu'il y ait tant de monde. Certes, elle s'était doutée qu'elle ne serait pas l'unique candidate ; de là à être reçue dans une salle d'attente, où quinze personnes la précédaient, il y avait de la marge.
«C'était trop beau pour être vrai, pensa-t-elle. Je ne l'aurai jamais, cette colocation.» Comme elle avait pris sa matinée, elle résolut néanmoins de patienter. La magnifique pièce l'y invitait. C'était la première fois qu'elle entrait dans un hôtel de maître du VIIe arrondissement de Paris et elle n'en revenait pas du faste, de la hauteur sous plafond, de la tranquille splendeur de ce qui constituait à peine une antichambre.
L'annonce précisait : «Une chambre de 40 m2 avec salle de bains, accès libre à une grande cuisine équipée», pour un loyer de 500 €. Il devait y avoir une erreur. Depuis que Saturnine cherchait un logement à Paris, elle avait visité des bouges infects de 25 m2 sans salle d'eau, à 1000 € le mois, qui trouvaient preneur. Quelle embrouille cachait donc cette offre miraculeuse ?
Elle contempla ensuite les candidats et s'aperçut qu'il s'agissait seulement de candidates. Elle se demanda si la colocation était un phénomène féminin. Ces femmes semblaient toutes très angoissées et Saturnine les comprenait : elle aussi brûlait d'obtenir cette chambre. Hélas, pourquoi serait-elle choisie plutôt que cette dame à l'air si respectable ou que cette businesswoman au brushing impavide ?
Sa voisine, qui l'observait, répondit à sa question :
- C'est vous qui l'aurez.
- Pardon ?
- Vous êtes la plus jeune et la plus jolie. Vous aurez l'appartement.
Saturnine fronça les sourcils.
- Cette expression ne vous va pas, continua l'inconnue. Quand vous entrerez dans le bureau, soyez plus détendue.
- Laissez-moi en paix.
- Ne vous fâchez pas. N'êtes-vous pas au courant de la réputation du maître des lieux ?
- Non.
La femme se tut d'un air mystérieux, espérant que Saturnine mendierait l'information. Saturnine se contenta d'attendre, sachant qu'elle parlerait de toute façon. Dont acte :
- Nous ne sommes pas les premières à nous présenter. Huit femmes ont déjà obtenu cette colocation. Toutes ont disparu.
- Elles n'étaient pas contentes de la chambre, peut-être.
- Vous n'avez pas compris. Elles n'ont plus eu la possibilité de s'exprimer là-dessus : on n'a plus jamais entendu parler d'elles.
- Mortes ?
- Non. La mort n'est pas une disparition. La femme semblait satisfaite de l'effet produit.
- Pourquoi venez-vous alors ? demanda Saturnine. Voulez-vous disparaître vous aussi ?
- Je ne risque pas d'être choisie. Mais c'est la seule manière pour moi de rencontrer le propriétaire."


lundi 12 août 2013

[Chronique] La Cité (tome 3) Le Pacte des Uniques de Karim Ressouni-Demigneux

La Cité, tome 3 - Le Pacte des Uniques 
Karim Ressouni-Demigneux

320 pages
RUE DU MONDE 
novembre 2012
17.50€

4ème de couverture:

Après Harry et Liza, voici JC qui prend la parole. Derrière ces initiales se cache en réalité une jeune fille : depuis son Brésil natal, elle avance masquée dans LA CITE à la recherche de son frère, grand fan de jeux vidéo, qui a disparu.

Arthur, lui, vient de réapparaître dans LA CITE. Les quatre "amis" de la maison de verre sont donc de nouveau réunis. même si leur cohésion est malmenée par leurs histoires personnelles, ils affrontent ensemble maladies, nouveaux dangers et autres attaques d'Ombres. Plus que jamais, ils veulent percer les mystères de LA CITE.

Qui est aux commandes de ce jeu en ligne révolutionnaire ? Que cherchent ces Uniques qui proposent aux joueurs de fusionner entre eux pour accroître leurs pouvoirs ? Les Affranchis, qui se moquent des règles imposées par LA CITE, sont-ils aussi vertueux qu'ils en ont l'air ?

Tout s'accélère, réel et virtuel s'entremêlent. Harry, Liza, JC et Arthur font la vertigineuse expérience de la liberté... Jusqu'où ?

L'avis de Julie:

La couverture suit celle des deux premiers tomes. Je n’en suit pas une grande fan mais elle s’accorde plutôt bien avec la série.

J’avais beaucoup aimé les deux premiers tomes et je me suis donc plongée dans ce troisième tome avec beaucoup d’attentes. Vous pouvez trouver sur le blog mon avis sur le tome 1 et le tome 2.

Je ressors de ma lecture avec un avis plutôt mitigé. Je n’ai pas retrouvé le petit quelque chose qui rendait l’histoire si entraînante et impossible à lâcher. Même si quelques nouveautés apparaissent dans La Cité, je pense que ce n’est pas assez pour compenser toutes les réponses que nous attendons depuis le premier tome. Maintenant que nous connaissons le principe du jeu il est peut-être temps de nous en montrer un peu plus. Malheureusement, mes attentes ne sont qu’en partie comblées seulement à la fin de ce tome. Je n’ai même pas réussi à comprendre toutes ces dernières révélations ou je ne suis pas sure de les avoir comprises dans le bon sens.

Nous suivons dans ce tome Elena alias JC dans la Cité. J’ai beaucoup apprécié ce personnage très intéressant dans le jeu et dans la vraie vie. Son histoire personnelle est vraiment riche et m’a interpellée. J’ai hâte d’en savoir plus surtout sur la résolution ou non de ses problèmes.

Parallèlement nous suivons aussi certains moments de la vie des autres personnages. Cela permet de rythmer un peu le récit mais je trouve que certains de ces passages ne sont pas assez creusés. J’ai eu l’impression qu’on nous apprenait une nouvelle sur ces personnages puis qu’on passait directement à autre chose.

J’ai soulevé beaucoup de points négatifs, mais ma lecture était quand même plaisante. On trouve dans ce tome encore beaucoup de nouvelles interrogations mais peu de réponse. De quoi nous promettre un final explosif avec les deux derniers tomes. Attention Karim Ressouni-Demigneux, j’attends beaucoup du quatrième tome pour effacer ma déception envers celui-ci.

Ma note : 3.5/5

mardi 6 août 2013

[Chronique] Crimes au clair de lune de Charlaine Harris

Crimes au clair de lune
Charlaine Harris
443 pages
Michel Lafon
février 2011
16.18€


4ème de couverture:

Disparitions en série, visions dérangeantes, attaques terroristes antivampires, e-mails de l'Au-delà, métamorphoses imprévues... Qui n'a jamais souhaité avoir un fantôme ange gardien pour veiller sur lui, ou une grand-mère psychique qui recevrait les morts sur le pas de sa porte ? Les héros de ces nouvelles franchissent la frontière vers le monde de l'étrange... et vivent des histoires à vous glacer le sang.


L'avis de Julie {en quelques mots} :

Pour ne pas tout vous dévoiler tout de ce recueil mais aussi pour ne pas vous ennuyer avec un avis pour chaque histoire je vous ai rédigé un court avis sur les nouvelles dans leur globalité. Bonne lecture.

C’est la 4ème de couverture qui m’a beaucoup attiré. En effet, j’aime beaucoup les nouvelles et le fait de les regrouper autour d’un même thème m’a semblé intéressant. La couverture, plutôt inquiétante, est très sympa.

Dans ce recueil, il y a un peu de tout : des vampires bien sûr, des loups garous, des medium et tous autres créatures surnaturelles. Le support de la nouvelle permet d’éviter tous les clichés du moment et on ne trouve donc pas de remake de Twilight ou des autres histoires types du surnaturel.

Globalement ces nouvelles m’ont toutes plus ou moins plu. Il y a du court et du long, du bien et du moins bien, des chutes inattendues et des chutes que je n’ai pas comprises. Je ressors avec un avis plutôt positif de cette lecture.

Elles se lisent toute rapidement et on peut piocher au hasard dans le recueil. J’ai préféré tout lire dans l’ordre pour être sûr de ne rien manquer et je dois dire que la disposition des nouvelles est très bien faite. On alterne un peu avec tous les styles et toutes les créatures ce qui fait que parfois la transition entre deux nouvelles est un peu brute mais cela permet d’avoir toujours du nouveau et de ne pas s’ennuyer.

Ma note 4/5

mercredi 31 juillet 2013

[Team] Delirium: Alex VS Julian


      Le rendez-vous Team a été mis en place par Julie, Emilie et Lilia du blog univers des livres et inspiré des créations du site http://imlovingbooks.com . Il a lieu tous les lundi. C'est un moyen de partager nos coup de coeur en matière de personnages et notamment dans les triangles amoureux.

       Apres Maxon et Aspen de la Selection, Edward et Jacob de Twilight nous attaquons cette semaine Delirium.



Nos avis

Lilia

Emilie

Et vous qui préférez-vous?

lundi 29 juillet 2013

[Chronique] Dark elite (Tome 1) Magie de feu de Chloe Neill

Dark elite (Tome 1) Magie de feu
Chloe Neill

12.90€
320 pages
Castelmore
janvier 2012

4ème de couverture:
Lily Parker est la petite nouvelle au lycée privé Sainte-Sophia. Ses parents sont partis pour un an à l'autre bout du monde en la laissant dans ce pensionnat d'adolescentes riches et snobs. Heureusement, la compagne de chambrée de Lily détonne dans le paysage : Scout est excentrique et connaît les lieux comme sa poche. Mais elle lui dissimule des choses Ses mystérieuses activités nocturnes intriguent Lily, qui va tout faire pour découvrir ce qui se trame dans les sous-sols de Sainte-Sophia.

L'avis de Julie:


J’aime beaucoup la couverture qui m’a tout de suite attirée l’œil avec ces yeux perçants et ce feu entre les mains d‘une mystérieuse jeune fille. Je me suis donc lancée dans cette lecture sans trop savoir à quoi m’attendre vu que la quatrième de couverture reste assez floue mais je n’ai pas été déçue.

Chloé Neil nous emporte tout de suite dans son univers et nous faisons connaissance avec Lily Parker une jeune adolescente qui est envoyée en internat à Chicago pendant deux ans parce que ses parents prennent deux années sabbatiques pour faire des recherches. Un peu perdue dans ce nouvel univers de filles de riches snobs elle essaye de se trouver une place dans ces groupes d’amies qui sont pour la plupart là depuis bien longtemps. Heureusement elle rencontre Scout sa camarade de chambre avec qui elle se lie d’amitié mais celle-ci lui cache beaucoup de chose et Lily est bien décider à les découvrir.

J’ai adoré le style d’écriture de l’auteur. Fluide, plaisant et entrainant il ne manque rien. J’ai particulièrement apprécié qu’elle garde ce côté léger et « ado » du début à la fin. J’ai vraiment eu l’impression de m’installer dans un pensionnat et je dois dire bravo à l’auteur pour avoir restitué cette atmosphère presque à la perfection sans néanmoins oublier les clichés (les ados pestes reine du lycée, les intellos, les amoureuses, les normaux et ceux qui sortent du lot).

Concernant les personnages, j’ai bien aimé Lily qui reste fidèle à elle-même tout au long du roman. Simple, sympa et lucide, elle est agréable à suivre. Scout (prénom original d’ailleurs) est elle aussi tout comme son prénom assez excentrique mais elle ne manque pas de qualités. Elle donne un peu de piment à l’histoire avec son caractère bien trempé.

Pour conclure, un roman léger qui nous plonge dans un univers d’adolescents dans lequel s’invite la magie. Une lecture plaisante, entraînante et sympathique. J’ai hâte de suivre l’évolution des personnages dans le prochain tome.

Ma note: 4.5/5

samedi 6 juillet 2013

[Partenariat] Une nuit pour tout changer d'Aurore Seïté

 Une nuit pour tout changer
 d'Aurore Seïté

Editions Persée
avril 2012
172 pages
15.72€

4ème de couverture:
Le Sablier est un monde à part. Il s agit d'un village parfait, sans violence et offrant la possibilité de remonter le temps pour modifier et réussir sa vie. Luc aura l'opportunité de connaître ce monde, malheureusement, il n'y aura pas sa place. Son arrivée au Village va rapidement bouleverser l'ordre des choses mais quand l'amour et l'égoïsme s en mêlent, il est déjà trop tard pour revenir en arrière.

L'avis de Julie:
Je remercie les éditions Persée ainsi que leur attachée de presse pour l'envoi de ce nouvel ouvrage.

J'aime beaucoup la couverture qui représente bien l'atmosphère du roman. Les détails comme par exemple la précision des personnages sont vraiment un +. 

J'ai totalement adoré l'histoire et son concept unique et intéressant. En effet nous sommes plongés dans le Sablier un monde parallèle ou chacun des arrivants peut modifier les erreurs qu'il a commises pour retrouver une vie meilleur. Chaque nouvel arrivant est attachée à une des quatre familles: le feu, la terre, le vent ou l'eau. Nous suivons Luc un jeune garçon arrivé au Sablier par erreur mais qui pourtant décide de rester. Malheureusement son arrivée bouleverse l'ordre de ce monde.

Qui ne rêverait pas d'un tel monde dans la vraie vie? Qui n'a jamais souhaiter de remonter le temps pour réparer ses erreurs? 
Nous partageons quelques moments avec tout ceux qui ont la chance de passer au sablier. Nous découvrons la raison de la venue dans ce monde de tous les personnages. J'ai beaucoup aimé partager ces moments avec les personnages et il m'a semblé que l'auteure cherchait presque a nous prévenir pour que nous ne fassions pas les mêmes erreurs. 
J'ai regretté que les personnages et notamment ceux qui occupent une plus grande place dans le roman ne soit pas plus creusé. J'ai souvent eu l'impression qu'ils n'avaient pas beaucoup de côté humain, qu'ils restaient personnages. Leurs réactions sont un peu trop mécaniques, je n'ai pas toujours cru qu'ils éprouvaient des sentiments. 

Le style d'écriture est plutôt fluide. Ce roman d'a peine 200 pages se lit bien et vite. L'immersion est immédiate et j'aurai beaucoup aimé rester encore quelques centaines de pages dans cet univers que j'ai énormément apprécié. 
J'ai été plutôt déçue par les transitions entre les chapitres ou entre les moments d'action. Je pense que ces transitions sont trop brutales (d'ou peut-être la petite taille de ce roman). D'un côté cela permet de donner un dynamisme à l'histoire mais de l'autre cela crée un côté trop carré. On passe d'une action à l'autre et on ne prend pas le temps de se poser pour découvrir les personnages ou le Sablier. 

Pour conclure, j'ai adoré le concept de l'univers d'Aurore Seïté et son style d'écriture mais j'ai regretté que les personnages ne soit pas assez creusés et que les transitions soit trop nettes. 
Néanmoins les points positifs l'emportent sur les aspects négatifs.

Ma note: 3.75/5

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